1984

Mesdames, Messieurs, le temps est aux adieux.

Sans drame, sans détresse, mais par liberté.

Sans femme ni maîtresse, sans envie hideuse.

Ma vie est pieuse, mes larmes inhibées.

J’ai tué les questions dans le cocon des peines,

Roué de coups l’esprit pour perdre la raison.

Bourré le foi, sans conscience quelconque d’une chaîne,

De télé fixée sur moi pour lire mes prunelles.

Mesdames, Messieurs, le temps est aux adieux.

Sans règle, je ne perds pas le jeu, je le deviens.

Sans femme ni maîtresse, j’ai perdu tous mes soutiens.

La vie est un produit, Dieu n’est qu’un de ses pantins.

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